Oscar RABIN

logo-officiel-galeries-musees-new-sm  Oscar Rabine

unnamed - Copie Paris. Montmartre. Rabine

« Du 28 mars au 8 avril 2017, la galerie de Buci présente l’oeuvre du peintre franco-russe Oscar Rabin dans une exposition intitulée Paris. Montmartre. Rabine.

Né en 1928 dans l’Union soviétique de Staline, Oscar Rabine consacre sa peinture à la défense de la liberté d’expression dans ce monde muselé. C’est ainsi  qu’il participe à la fondation du groupe d’art informel et non-officiel Lianozovo. Cette communauté d’artistes, qui tire son nom d’un district de Moscou, défend un art indépendant et un expressionnisme libéré. Français après s’être vu destitué de sa nationalité par l’État soviétique, Oscar Rabine partage désormais sa vie entre ses deux pays et expose dans de nombreuses institutions moscovites et parisiennes. Paris. Montmartre. Rabine présente l’oeuvre de ce témoin et acteur des événements et des agitations du XXe siècle.20170323_104445 (1)

Partie prenante des mouvements picturaux du XXe siècle, son oeuvre est marquée par un expressionnisme lyrique associé au travail de la matière et l’usage de collages. Les formes banales du quotidien s’agitent, se tourmentent, et baignent dans un univers contemplatif sombre et mystérieux.  Parfois viennent se poser des reproductions d’images imprimées qui dialoguent avec le monde qui les entoure pour mieux le critiquer et ainsi proclamer cette ode à la liberté. »

Texte : Enguerrand Lascols


Russia Beyond the Headlines
 Oscar Rabine et ses «images clandestines » au Musée d’Art Multimédia

Le 18 juin 2013 au Musée d’Art Multimédia, s’ouvre une exposition Oscar Rabine, un peintre russe vivant à Paris et l’un des soviétiques non conformistes les plus connus. L’exposition marque le 85e anniversaire de l’artiste.

La reconnaissance de l’œuvre de Oscar Rabin  est arrivée rapidement, la première exposition de l’artiste a eu lieu à Londres en 1965. Cela en partie grâce à son parcours de vie, en partie grâce à son art, l’un comme l’autre alternatifs.

En 1970, il devient le leader de l’art alternatif soviétique et organise « l’exposition bulldozer », une tentative d’artistes underground d’exposer leur travail librement et sans censure. La tentative a échoué et l’exposition fût détruite.

IMG_3552Une demi-heure après le début de l’exposition sur un terrain vague où elle devait se tenir, des bulldozers, des lances à eau, des camions à benne et une centaine de policiers en civil furent envoyés et commencèrent à restreindre l’accès des artistes et du public. Certains des tableaux furent confisqués.

Rabin travaille avec les schémas les plus typiques de la peinture, comme des représentations de paysages ou de natures mortes. Les lignes brisées expressives, les contours noirs, le coloris sombre et sans lumière… Rabin créé ainsi de poignants symboles du mode de vie existentiel soviétique, toute cette vie misérable dans des baraques en bois qui lui était familière.

Des harengs sur un journal, des bouteilles de vodka, un tapis à l’image de Staline, des lampes à pétrole, des mégots de cigarettes, des choses inhabituelles, des objets du quotidien rassemblés comme par hasard et parlant d’une réalité plus proche du sombre Manuscrit du souterrain de Dostoïevski, que de l’optimisme officiel du réalisme socialiste.IMG_3541

C’est seulement dans les années 2000 que son travail a commencé à revenir en Russie. Aujourd’hui les « images » de Rabin, comme ils les appellent, sont rassemblées dans les collections de la Galerie Tretiakov 5Moscou) et du Musée Russe (St-Petersburg). Et cette année l’artiste a été décoré par l’Académie russe des arts, « Pour le service de l’art ».

GALINA JIKHOREVA POUR LA RUSSIE D’AUJOURD’HUI

Dessins et digigraphies: