MARYAM

logo-officiel-galeries-musees-new-sm  Maryam Alakbarli

Maryam Alakbarli n’est pas une peintre comme les autres. Pourtant ses proches ne mettent pas en Maryam1avant la trisomie qui touche Maryam pour expliquer la puissance de son œuvre. A 25 ans cette jeune artiste originaire d’Azerbaïdjan est en passe de devenir la coqueluche des critiques d’art. 

Les couleurs de l’âme

Maryam passe de la naïveté d’un bouquet de fleurs, à la complexité d’un visage, à la douceur d’un autoportrait, exprimant, au gré de son humeur et de son inspiration, la beauté, la joie, la mélancolie.


Après avoir quitté son pays d’origine, Maryam Alakbarli s’est installée en France et vit aujourd’hui au sein d’un atelier parisien situé à deux pas du jardin du Luxembourg. La jeune artiste étudie la peinture aux Beaux-Arts de Paris après être passée aux Arts décoratifs. Un enseignement qui lui permet de s’essayer à divers médiums : le dessin, la gouache, l’acrylique et l’huile sur toile. Ses œuvres, colorées et expressives rappellent les toiles de Matisse pour l’importance conférée à la figure féminine et celles des expressionnistes allemands pour la touche épaisse employée. « Ce qui me touche en premier lieu, c’est sa sincérité. Elle peint d’une manière très directe ses émotions. Elle possède un sens de couleurs inouï », confie l’historienne de l’art et commissaire de l’exposition Jeanette Zwingenberger.

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Et c’est vrai que la couleur éclate, jaillit, dans les tableaux de Maryam Alakbarli. Anna, son amie et professeur de français : « La trisomie lui donne sans doute une vision particulière du monde, un surcroît de sensibilité. Mais ce qui la diffère restera toujours pour moi un mystère. Elle ne voit pas les mêmes couleurs que nous ».

Dans ses compositions, figuratives tendant à l’abstrait, les formes sont sous le joug des émotions, exprimées de façon directe en libérant la couleur pure. Son style apparaît donc influencé par l’expressionnisme, notamment l’expressionnisme allemand. Elle ne privilégie pas de thématiques précises : son seul souci est la création, se laissant guider par l’instant et l’instinct. Une nécessité intérieure, la sienne :  la vitesse du geste vient dessiner des portraits aux lignes discrètes et fugaces, qui prennent vie par le biais des teintes vibrantes, fauves, imprégnées de matière.