Masha SCHMIDT

 Exposition du duo « Traverser les rêves, trouver les ponts » 

logo-officiel-galeries-musees-new-smfullsizerender-7 L’Officiel Galeries et Musées

22 novembre – 4 décembre 2016

Le travail de Masha Schmidt depuis une dizaine d’années peut être considéré comme une étude d’un paysage dont les éléments se succèdent sous forme de variations picturales et graphiques.

Sa dernière série, « Golden rain », évoque un grandiose moment mythologique, tout en permettant au spectateur  de méditer en contemplant chaque parcelle de la toile, d’accorder sa propre sensibilité à la matière vivante de la peinture.

Il faut du temps pour regarder, pour ressentir et comprendre cette matière, couche par couche, note par note, formant une harmonie de plus en plus orchestrée, un univers vivant.

 

« Masha S., à fleur de peau, à fleur de mots, toute en émotion, emportée par le vent de l’histoire de Moscou à Paris, ira encore certainement ailleurs et plus loin dans cette aventure de l’âme. « Aventure qui met l’homme aux prises avec les forces irréductibles qui sont en lui et hors de lui, le destin et la nature »  Jean-Michel Atlan. 

« L’exposition de cette jeune femme peintre, d’origine russe, qui a choisi de travailler à Paris où elle vit depuis 1990, augure des qualités intensément plastiques. L’ensemble de peintures qu’elle a regroupées sous le titre de « Fragments d’un  voyage » est empreint d’une métaphore picturale et initiatique.  Si voyage il y a, c’est d’abord dans la toile et dans la progression  opérée par la démarche de l’artiste.

 

Sur une toile épaisse la trame est tissée largement. Les formes se  chevauchent dans un enchevêtrement linéaire. Ce sont des traces  lointaines laissées par une mémoire active. Nulle image n’apparaît. Il s’agit d’un désir tel de traverser le plat de la toile, de le creuser des espaces qui installent un monde en marche. De ces perpétuels mouvements aux résonances philosophiques, Masha S. saisit les déplacements constants, provoquant d’autres rencontres, qui retiennent notre regard et établissent bientôt une tension entre les forces en traction et la dynamique des lignes. Sa volonté d’affronter l’espace transparaît dans ces vibrations qui parcourent la surface. Dans une palette sobre qui affectionne les terres sombres et rouges, les ocres, les blancs, les noirs et des bleus sombres, les couleurs s’opposent et se lient dans une quête d’équilibre. On reconnaît des mondes entrevus en songes. Des monotypes accompagnent les peintures. Masha S. s’impose pour cet exercice un format et un temps chaque semaine.  Lydia Harambourg, Gazette de Drouot 

masha-schdt1Masha S. SCHMIDT fait ses études à l’Académie des Beaux-Arts de Moscou, puis les poursuit à l’École Supérieure des Beaux Arts de Paris et à la faculté d’Arts Plastiques de la Sorbonne (gravure).

Artiste peintre, scénographe et créatrice de costumes de théâtre, elle est aussi chef décoratrice pour le cinéma. Elle expose régulièrement son travail à Paris, où elle réside, et à l’étranger. Sa recherche picturale est consacrée depuis cinq ans à la construction d’un monde multiple basé sur sa perception de la nature, de ses phénomènes et de sa multiplicité.

 

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