« Complétude », exposition de peintures et d’oeuvres sur papier de Pierre-Marie Brisson à la Galerie de Buci

Exposition est prolongée jusqu’à la fin janvier 2021 !

« Clout. La Belle Heure », 2020, 146×115, technique mixte sur toile

Pierre-Marie Brisson nous fait une nouvelle fois l’honneur de présenter ses oeuvres sur les cimaises de notre galerie. Dans « Complétude », Pierre-Marie Brisson nous présente un ensemble significatif avec de nouvelles peintures où la présence des oiseaux et des papillons se fait plus significative.

Pour en savoir plus, laissons parler les mots de Leyla Jafarova dans L’Officiel des galeries et musées du 29 septembre 2020 :

Dieu acheva au septième jour « l’œuvre qu’il avait faite » : et il se reposa au septième jour de toute son œuvre, qu’il avait faite (Genèse 2.2). 

/// Leyla Jafarova, historienne de l’art

« Clout 48 », 2020, 50x50cm, technique mixte sur toile

Dieu n’a pas besoin de repos ; il s’agit là d’une métaphore, décrivant le mystère d’un repos véritable qui attend les êtres humains dans la vie éternelle. Or, même en amont de cette dimension bienheureuse, notre vie d’ici-bas le préfigure sous les traits du repos béni du septième jour. 

Les événements de l’année qui se termine ont impacté et bouleversé l’ensemble de l’humanité. Cette expérience inédite a été différente pour chacun d’entre nous : les uns ont complètement revu leur vision des choses, les autres en sont arrivés à un total renversement des valeurs, d’autres encore ont perdu ceci ou, au contraire, retrouvé cela, mais, aussi paradoxal que cela puisse paraître, cette « inaction » même, de façon générale, a donné lieu à un aboutissement majeur, à savoir un remodelage, une transformation du monde, de la planète. 

Cette métaphore, comme aucune autre, caractérise l’idée même de l’exposition d’un fauviste contemporain, Pierre-Marie Brisson. L’ensemble des œuvres exposées n’est autre que le fruit d’un travail, intense, de création d’un peintre coupé du monde et inaccessible au cours de cette période. C’est son rêve matérialisé d’un monde libre et harmonieux. Et c’est pourquoi, aujourd’hui, à l’instar du Créateur jouissant d’un Septième jour bien mérité, confortablement installé dans son fauteuil en rotin tressé et admirant sa création, il a le droit de dire : « Tout ceci ne fut pas en vain ! »

« Création 1 », 2019, 80x80cm, technique mixte sur toile

Depuis quarante ans il peint la nature et la vie dans leurs manifestations les plus belles. Dans ses tableaux l’artiste chante les louanges de la vie ; la mer Méditerranée, entourée de terres, la mer des dieux et des héros, est pour lui un archétype et une dédicace à Ulysse, éternel nomade à la recherche de la vérité et des réponses aux éternelles questions sur les mystères de l’univers. Ses toiles, marouflées de couches de papier peint, froissé et compacté, sont autant d’espaces où triomphent les couleurs du Sud, qui sont celles de la vie, du bleu cobalt et aigue-marine au rouge sang. Sans changements majeurs, ces couleurs sont présentées telles qu’existant dans la nature en engendrent la flore, la faune et les personnages des tableaux de Brisson. 

« L’attente », 2020, 100x100cm, technique mixte sur toile

Des goélettes annonciatrices du bonheur, d’innombrables papillons que deviennent, d’après les mythes grecs, les âmes de simples mortels, des poissons rouges, symbole biblique de l’abondance et d’éternelles silhouettes d’Arcadiennes peuplant cette contrée poétique où la vie est faite de bonheur, d’insouciance et d’harmonie, inaccessible, entre l’homme et la nature. 

Le support principal des créations de Brisson est le papier symbolisant le papyrus, connu depuis 5 000 ans et fidèle témoin de l’histoire antique. 

« Clout. L’attente des papillons », 2020, 146x114cm, technique mixte sur toile

Souvent, le rouge vermeil sert à la fois de fond et de sujet à un tableau, un rouge tendu comme déchiré par le simoun, le sirocco et le mistral, les trois vents qui, depuis la nuit des temps, s’opposent et s’affrontent dans les terres et sur les eaux de la Méditerranée, représentant ainsi l’essence et l’esprit même de ce berceau de la culture mondiale. 

WUNDERKAMERA DE MARCO SANGES

– Actuellement – 

Du 13 février au 5 mars 2020

Cette exposition photographique met à l’honneur la série Wunderkamera de l’artiste Marco SANGES, un photographe italien basé à Londres. Sa signature ? Des photographies mystérieuses en noir et blanc inspirées par le monde du cinéma muet et le surréalisme. La série Wunderkamera nous plonge ainsi dans l’univers artistique de Marco Sanges, des images oniriques accentuées par des effets de surimpression dont les interprétations multiples invitent à la rêverie.

WUNDERKAMERA Water n 3 BY SANGES@    WUNDERKAMERA n 10 BY SANGES@

         À travers la vision de Sanges, ce ne sont pas les courtisans, les chambellans et les écuyers du roi dont les fantômes s’étalent sur les murs mais d’autres apparitions tout aussi mystérieuses. Ici, une femme tenant une ombrelle chevauche un poisson dans l’obscurité, là une autre égérie peu vêtue, mais gantée, semble dialoguer avec un énorme insecte ; plus loin, d’étranges coquillages errent entre l’ombre et la lumière et voguent autour d’une forme indéfinissable, tandis qu’ailleurs un visage nous sourit à travers l’aile d’un papillon, ou d’une libellule, parmi des coraux au pied desquels d’énormes œufs trônent comme gardant le seuil d’un nid inaccessible. 

            L’artiste a baptisé cette série wunderkamera, ce qui veut dire camera miraculeuse, ou plutôt appareil photo miraculeux, car c’est bien de la « chambre noire » qu’il s’agit. Mais de l’obscurité du procédé photographique, Sanges fait naître un univers lumineux. Non pas la lumière de la nature, toute solaire, mais la clarté de l’esprit qui imagine et révèle les stratifications du rêve et de l’inconscient. Formé par un oncle photographe, « impressionné » dès l’adolescence par le cinéma des commencements et par le mouvement surréaliste, il a gardé de cet itinéraire visuel et cérébral l’attirance pour l’invisible et le goût des images oniriques. Surimpressions, constructions et collages, associations de mondes aperçus et de souvenirs à moitié effacés forment ainsi le matériel de la création de Sanges, ou plutôt son immatériel. Mais à l’inverse d’une grande partie des adeptes du surréalisme, il n’affiche ni idéologie, ni hostilité provocatrice. La poésie du hasard et l’amour des signes, qui suggèrent autant qu’ils égarent, règne dans ce monde de l’au-delà dont l’atmosphère rappelle certaines photographies spirites de la fin du XIXe siècle Mais les grandes figures du cinéma traversent aussi ce voyage intérieur : le Nosferatu et le Faust de Murnau, Le Vampire de Dreyer ou La Chute de la Maison Usher de Jean Epstein semblent planer sur ces photographies, comme un regard nostalgique autant qu’empli de fantaisie.

Jean-David Jumeau-Lafond, Historien d’art – expert du symbolisme

WUNDERKAMERA n 3 BY SANGES@  WUNDERKAMERA n 2 BY SANGES@   WUNDERKAMERA n 11 BY SANGES@  WUNDERKAMERA n 20 BY SANGES@ 

Julia LEVITINA

 

Julia Levitbioina est née et a grandi à Odessa, en Ukraine. Elle vit et travaille actuellement à Philadelphie, partageant son temps entre les États-Unis et la France. Levitina crée un travail figuratif puissant et élégant en bronze qui vise à capturer extraordinaire dans l’ordinaire. Ses sculptures s’efforcent de susciter le sentiment de crainte à la recherche de la sagesse par l’émerveillement.

Julia Levitina fait sa propre argile, moule, cire, et fait tout ses bronzes, y compris fondre et verser du métal, dans son studio de Philadelphie.

Julia Levitina a tenu des expositions personnelles de ses sculptures et dessins dans la région de Philadelphie et a participé à de nombreux spectacles de groupe dans la région des trois États. À l’échelle nationale, le travail de Levitina a été exposé au Musée Noyes, à l’Académie des Beaux-Arts de Pennsylvanie et au Club d’art Catherine Lorillard Wolfe, entre autres. Au niveau international, elle a exposé à l’hôtel de ville d’Odessa, en Ukraine, à St Jean des Arts en Normandie, en France, et a reçu une exposition à la Fondation Taylor à Paris, en France. Les bronzes de Levitina peuvent être trouvés dans diverses collections d’art publiques et privées aux États-Unis et en Europe, y compris Thomas More Law Center à Ann Arbor, MI, Jewish Museum à Budapest, Hongrie, Van Mieghem Museum à Anvers, Belgique, et la Flanders House à La ville de New York. Son travail est actuellement exposé à la Hugo Galerie de New York, à la Somerville-Manning Gallery de Wilmington (DE) et à la Stanek Gallery de Philadelphie. Levitina a une prochaine exposition personnelle de ses sculptures et dessins à la galerie IG à Paris en octobre 2017.

En 2015, Julia Levitina a reçu le prestigieux prix Alex J. Ettl Grant de la National Sculpture Society et a installé ¾ une sculpture grandeur nature commandée de St Jeanne d’Arc en armure complète au Thomas More Law Center à Ann Arbor, MI. En 2016, elle a réalisé et installé ¾ nue grandeur nature dans un jardin privé à Haverford, PA.

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Levitina travaille actuellement sur une commission figurative grandeur nature de l’Université de Georgetown qui sera installée dans un emplacement central sur le campus principal de l’université à l’automne 2017.

Isaac KAHN

Isaac-Kahn photo Né en 1950 en Kaunas, Isaac Kahn est un artiste lituanien.

Après avoir émigré en Israël à l’âge de 14 ans, Isaac Kahn étudie à l’Institut des Arts à Jérusalem, où il spécialise dans la peinture et la sculpture. Il prend également des cours de peinture à l’Ecole d’Art de Bezalel.

Dans les années 70, Isaac Kahn s’installe à Montevideo, en Uruguay, pour intégrer l’Université des Arts Plastiques, où il spécialise en sculpture. A 25 ans il obtient sa première exposition personnelle dans la capitale. L’une de ses toiles est achetée par la femme du président uruguayen.

Les sculptures d’Isaac Kahn contiennent de nombreux symboles et des éléments conceptuels. Son art est à la fois intégré dans une logique minimaliste et une dynamique des formes.

De 1984 à 1990, Isaac Kahn travaille en Italie, où il ouvre une galerie d’art. Ses oeuvres sont aujourd’hui exposées dans le monde entier.

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Linda MOUFADIL

Linda.jpgLinda Moufadil est une artiste maroco-norvégienne passant son temps entre Rabat, Paris et bien d’autres villes du monde. Ses tableaux s’apparent à des photographies. Mais en vrai, il s’agit de toiles peintes à l’huile bouleversantes de véracité, presque palpitantes. Une écriture hyperréaliste remarquable.

« Je travaille par étapes et successions de recherches. Je réfléchis, j’observe les photos qui m’entourent. Je possède un appareil numérique. J’utilise les photos et prises par moi-même uniquement qui sont une interprétation de la réalité. Et j’aime me confronter à la réalité.

Stillife #1 (hommage à Gerhard Richter)_ 61,5 x 31 cm_ huile sur toile_2017

 L’empoigner en quelque sorte et réussir à la dominer suffisamment pour la retranscrire. Le détail dans la photo m’interpelle. Je cadre, puis je procède à diverses esquisses sur papier blanc avec soit un porte-mine, soit un crayon graphite. Je fais des recherches de toile.Stillife #2_55 x 80 cm_huile sur toile 2015

Puis, je reproduis à nouveau le dessin sur ma toile avec ses ombres portées. Là, est le commencement des aplats vers les glacis à l’huile. Une belle harmonie de couleurs précises. Il faut de la pratique, de l’expérience, du doigté, et une connaissance parfaite du sujet… Et de la patience ».

Nathan CHANTOB

Jeune artiste émergent, Nathan Chantob a suivi une formation de peintre illustrateur en

Portrait Nathan CHANTOB

Belgique mais c’est avant tout l’école de la rue qui lui donne une identité. Influencé par des noms tels qu’Egon Schiele, Freud, Munch ce jeune artiste se laisse aussi séduire par d’illustres inconnus qu’il rencontre sur les lieux des graffs.

Influencé par des noms tels qu’ Egon Schiele, Lucian Freud, Munch, ce jeune artiste se laisse aussi séduire par d’illustres inconnus.

Nathan Chantob travaille sans relâche, propose des œuvres de plus en plus percutantes, une technique encore mieux maîtrisée et nous renvoie à des émotions surprenantes.

 

A 27 ans, il nous interpelle, nous captive par des portraits inoubliables, des regards qui nous lient aux œuvres. Si dans le « milieu de l’art » on considère qu’une œuvre doit être intellectuellement justifiable, il préserve sa créativité et son instinct en se gardant de tout discours et de toute théorisation.

Alliant différentes techniques et usant de tous les matériaux, Nathan Chantob se joue des règles et autres conventions pour peindre des œuvres  qui s’adressent directement au cœur et nous renvoient à nous-même !

 « Ce qui m’intéresse, c’est l’humain. Et dans l’humain, ce qui apparaît au delà du langage. Tout mon travail s’articule autour de ce thème et plus particulièrement à travers le portrait. Je suis porté vers  les choses assez frontales et cela tant dans  ma  création  que   dans la vie. C’est lié à mon état d’esprit et j’aime à penser que de ma tête à mon pinceau, il y a une certaine immédiateté. Je dis « certaine » car en effet avant d’attaquer une toile, je travaille beaucoup et notamment par le dessin. Le dessin fait partie intégrante de ma vie et je dessine  sur tout support et avec tout ce qui me tombe sous la main ».

« Je dirai donc que ma peinture est un mélange d’instinct et  de travail. Une somme de travail assez considérable car il y toujours en moi une obligation de bien faire, ceci dans le sens de l’authenticité et par respect envers les grands maîtres ».

« Je peins avec tout ce qui m’arrive, mon passé, mon présent, et m’inspire aussi bien de gens que je vois quotidiennement que des gens rencontrés à la va-vite, dans le métro, la rue , les bars… Tous semblables et uniques à la fois. La figure humaine quasi omniprésente dans mon travail rend compte d’une humanité malmenée et inquiète, souvent sombre. Pour finir j’ajouterai que l’obscurité la plus dense n’est jamais loin de la lumière la plus vive ».

Nathan Chantob travaille sans relâche, propose des œuvres de plus en plus percutantes, une technique maitrisée et nous renvoie à des émotions surprenantes. Il nous interpelle, nous captive par des portraits inoubliables, des regards qui nous lient aux œuvres.

Nathan Chantob a notamment remporté plusieurs prix comme le Prix Spécial 2011 de la société nationale des Beaux Arts au Carrousel du Louvre.

Depuis déjà 5 ans, ce jeune peintre (né en 1991) a confronté son travail de portraitiste au regard critique.

Après une formation en arts plastiques à l’ESA de l’Institut Saint-Luc Tournai, il a été récompensé de plusieurs prix institutionnels, dont le prix spécial 2011 du Salon de la S

ociété Nationale de Beaux-Arts.

Récemment, il a présenté son travail aux salons d’art contemporain de Lille et Beyrouth et a attiré l’attention lors du MAC Paris en novembre dernier.

L'EMPIRE 146 x 130 cm

Nathan Chantob reconnaît volontiers que c’est, avant tout, une perception de l’art de rue qui a forgé son écriture.

Sa peintAnnah 60 x 40 cmure refuse toute théorisation. Elle aborde un travail libre de la matière et une utilisation expressive de la palette.