25 ans – « L’Âge d’Or » de Nina à la Galerie de Buci

Depuis 25 ans nous avons l’honneur d’exposer les oeuvres de NINA à la Galerie de Buci. A cette occasion, nous avons l’immense plaisir de vous convier à découvrir sa nouvelle exposition « L’Âge d’Or

du 15 JUIN au 30 JUILLET 2022

© Nina Khemchyan

NINA ou l’or du vivre-ensemble

© Nina Khemchyan

Du 15 juin au 30 juillet, la Galerie de Buci présente le travail de l’artiste NINA, une oeuvre qui embrasse l’harmonie et l’intemporel. Intitulée L’Âge d’Or, l’exposition met à l’honneur une série de sculptures qui nous font voyager vers l’idéal de paix d’une époque fantasmée, dépeinte par Ovide. Cette exposition marque l’anniversaire des 25 ans de la collaboration entre l’artiste et la Galerie de Buci.

/// Alina Roches-Trofimova

Sculptrice d’origine arménienne, Nina Khemchyan expose régulièrement à la Galerie de Buci. Elle avait notamment présenté un travail autour de l’intégration de la calligraphie arménienne dans ses sculptures. Aux croisements de la sculpture et du dessin, son art part de la terre pour en révéler la puissance créatrice. L’artiste a besoin de toucher cette terre, origine de toutes choses, et de s’en imprégner. S’établit alors une vraie communication, un dialogue avec la matière qui permet de comprendre et de sublimer celle-ci afin d’en extraire un sens caché, délicatement déterré par l’artiste.

© Nina Khemchyan

Dans L’Âge d’Or, NINA peuple ses sculptures d’une multitude de figures — un écosystème heureux où les Hommes et les animaux cohabitent dans l’éclat solaire et chaleureux de la paix. Dans le livre I des Métamorphoses, Ovide décrit l’âge d’or comme le temps par excellence de la paix sociale, du respect du prochain et de la Terre nourricière :  « L’âge d’or commença. Alors les hommes agissaient suivant la justice et la droiture spontanément, sans lois ni répression. Punition et crainte n’existaient pas ; point de menaces à lire, gravées dans le bronze ; point de foule suppliante, tremblante devant les juges ; nul besoin de défenseurs pour être en sécurité. On n’abattait pas encore les pins, dans leurs montagnes, pour les faire descendre vers l’eau, les faire aborder à des terres étrangères, les mortels ne connaissaient pas d’autres rivages que les leurs. Les villes n’étaient pas encore entourées de fossés abrupts ; il n’y avait ni trompettes droites ni cors en cuivre recourbé, ni casques, ni épées. N’ayant nul besoin d’armées, les populations vivaient dans la tranquillité et les loisirs. La terre, fertile, donnait tout d’elle-même, sans être sollicitée par le fer, travaillée par la bêche, maltraitée par le soc. » Le mythe dépeint une époque sans manque, mais surtout sans la violence de la guerre et des Hommes — un temps dédié à la bienveillance et à l’abondance. C’est cette innocence à la fois fantasmée et désirée que NINA fait exister dans son travail. A la surface des sculptures de l’artiste, les figures s’entremêlent sans s’écraser ;  il n’y a pas de perspective car tout le monde cohabite sur un plan d’égalité, sans hiérarchie et sans conflits. Les motifs végétaux viennent orner cet univers imperturbable comme autant de soleils.

© Nina Khemchyan

Dans une interview que nous avions faite de l’artiste en juin 2021 (à retrouver ici), NINA nous faisait part de ses réflexions concernant la place de l’Homme dans le monde : « Mon travail actuel devient plus spirituel. Au premier confinement, j’ai conçu deux œuvres avec des questionnements sur l’avenir, l’identité et le rapport aux autres. » Ce monde de paix promis par le mythe de l’âge d’or semble, jour après jour, s’éloigner de nous. En particulier, les enjeux sanitaires des années en cours et les enjeux écologiques des années à venir sont une menace à la Terre nourricière célébrée par Ovide. NINA tente de nous abriter dans ses créations, nous faire toucher à un idéal lointain en nous rappelant le chemin à suivre.

Merveilleuse Exposition de Printemps de la Sculptrice Dominique Rivaux

Dominique Rivaux Sculptrice

Nous avons la joie de vous présenter à la Galerie de Buci la merveilleuse exposition de Dominique Rivaux, ‘ Les Colombes de la Paix ‘ qui aura lieu jusqu’au 11 juin 2022.

L’âme légère et transparente

Dans le travail de Dominique Rivaux, l’on peut reconnaître  la main d’une âme légère et transparente, ouvrageant  en pleine lumière. Cette sculptrice se joue du retranchement entre  pureté initiale de la pierre brute  et  découverte  dans un pur  raffinement de l’esthétique de chaque  forme occultée. Son ambition est  la découverte, découverte  de ce  que la matière  a bien voulu nous occulter.

En perpétuelle recherche artistique, chacune de ses œuvres spiritualise son environnement et par ricoché rend notre regard  meilleur. Elles nous invitent par empathie à la recherche de l’essentielle bienveillance.

On ressent  chez cette artiste  une volonté créative de laisser dans la pierre,  que ce soit l’albâtre ou le marbre,  une résonance respectueuse, que je qualifierai d’amoureuse dans son traitement.

Ses ciseaux, sous les coups experts de sa massette,  découvrent   ce qui par la suite sera poli  et sublimé, détachant ainsi  ce qui appartiendra à sa propre  géologie de  sa propre symbolique.

Une œuvre se construit dans le temps, patiemment  mais  avec l’acharnement de celui qui sait qu’il ne faut pas perdre un seul instant.  C’est le cas de cette artiste singulière au travail attachant et à la démarche limpide et claire.

Frédéric Cubas-Glaser – Commissaire d’exposition et Conseiller artistique –

Taille directe par une sensuelle

Elle danse avec la pierre, l’albâtre et autres marbres afin de vous offrir le soyeux tourbillon qui vous portera vers le rêve. Le sculpteur Dominique Rivaux pratique la taille directe et se joue des matières les plus dures pour en extraire l’essence de la sensualité.

Depuis sa formation en taille directe sur pierre avec Pierre Bocquet, sur bois chez Alberto Von Fach, sculpteur argentin de Buenos-Aires, sans oublier les cours de Renée Coutelle sur Paris, Dominique Rivaux n’a cessé de progresser pour enfin saisir ce trait qui l’a caractérise à ce jour, cette façon de jouer avec des volumes pleins aux arêtes atténuées ou étirées.

Les sujets choisies ont les rondeurs caressantes et l’âme sereine qui savent reposer le voyeur qui rentre dans une chaleureuse intimité. Dominique Rivaux nous amène dans un monde de douceur où le voyage se poursuit par un contact avec des matériaux venant de multiples horizons comme l’onyx d’Égypte, l’albâtre de Saragosse, la serpentine du Zimbabwe ou le marbre noir fin de Belgique.

Ce sculpteur accompli n’a de cesse de nous transporter dans un monde d’équanimité où les sculptures transpirent les sentiments et parfois chuchotent à votre oreilles.

Régis Broustet – Président de l’ADAC –

Exposition « Ulysse22 »

de Zaïra Vieytes et

Dominique Jousseaume.

« Ulysse22 », technique mixte/toile, 180x120cm, 2022

Galerie de Buci est heureuse d’annoncer la prolongation de l’exposition « Ulysse22 » de Zaïra Vieytes et Dominique Jousseaume jusqu’en fin avril 2022.

Venez nombreux pour découvrir une nouvelle interprétation du fameux poème d’Homère, une version inédite et extraordinaire !

« Cet après-midi d’automne Ulysse22 marchait le long de la rivière en traversant une petite forêt de bambous et là quelque chose d’inhabituel s’est produit : les poissons sortaient de l’eau pour voler à travers des nuages. Ulysse22 les voyait revenir dans leur milieu naturel. »

Exposition « Tout le Ciel est nécessaire »

du 16 décembre 2021 au 31 janvier 2022

IMAGO

Le papillon a toujours symbolisé l’âme, le souffle, l’immortalité, la renaissance et la résurrection.

Beauté à l’état pur, créature du Divin Joaillier, au-dessus de périssables êtres humains, le papillon appartient au monde idéal et non pas à la matérialité. Il s’apparente à une ébauche du projet d’un monde brossé par le Créateur, plus réussi que son incarnation matérielle, tout en restant emblématique ou reflétant, tel un miroir semi-transparent, un monde différent, séparé de notre dure réalité. Il est aérien et dépourvu de poids au point de n’exister que dans nos pensées à nous – qui incarnons à la fois le Divin Joaillier et l’artiste émerveillé – que dans le monde fait de substance grossière… Là-bas, sur les rives, dansent les nymphes et un astre inconnu entame son ascension dans le ciel…

Tout en soulignant l’impossibilité de la reconstitution de la palette de couleurs d’un insecte, Pierre-Marie Brisson, dans son nouveau projet « Tout le Ciel est nécessaire », reconstitue une forme éphéméroptère.

Insecte fragile, même mort, il porte sur ses ailes tout un monde inconnu et symbolise la vie. Il est à la fois immobile et aspire à s’envoler. Né pour vivre pendant un bref instant, même après sa mort il volète au-dessus du temps. De toute évidence, le fait de naitre et de mourir le même jour le place en dehors des contraintes temporelles. Il est presque libre des entraves de la chair et dépourvu de voix, comme l’idée éternelle que se faisait Platon de la Beauté. Brisson, en faisant de l’image du papillon un objet de la méditation philosophique, semble lui insuffler la vie. Malgré un gouffre infranchissable entre le Créateur et l’artiste, l’éphémère ressuscité transforme ce dernier en architecte d’une vie nouvelle. L’artiste, en sa qualité de porteur conscient d’un langage figuratif, a pour devoir de lutter contre le temps, générateur de non-sens et de néant, car l’art est son seul espoir.

L’image d’un condamné à mort aux ailes légères cache et génère une succession de nouveaux emblèmes et symboles. L’eau qui se reflète sur la toile de son aile, captée par l’œil d’un observateur qui la contemple, n’est pas seulement une trace du « rapprochement de loin » d’habitants du ciel et de ceux des eaux, si cher aux poètes baroques. Les poisson est un symbole ancien du Christ, l’abréviation de « Jésus Christ, Fils de Dieu et Sauveur », formule grecque consacrée dont les premières lettres forment Ίχθύς signifiant « poisson ».

Lorsque Brisson confesse son attachement à la mer, on constate qu’il a toujours su que la source de cet attachement ne se trouvait pas à proximité. Elle se situe en dehors de la trame biographique, de tout support génétique, quelque part dans le cervelet, parmi d’autres souvenirs de nos ancêtres chordés, parmi lesquels le poisson qui est à l’origine de notre civilisation. Dans la succession évolutive de créatures vivantes ce poisson est moins un ancêtre antédiluvien parmi d’autres que Celui dont la Bonne Nouvelle a jeté les fondations de la culture d’une ère nouvelle. Cela signifie que papillon porte sur ses ailes l’empreinte d’une autre réalité ainsi que celle du Créateur lui-même, à travers le poisson comme symbole.

A l’instar des ouvrages médiévaux parlant d’animaux – des bestiaires latins, le « Physiologos » russe et grec – la série de papillons de Pierre Marie Brisson que je baptiserais « Imagos » prouve l’existence du Créateur à travers la beauté et la perfection de ses créatures, avec une seule différence de taille : la créature aux ailes légères témoigne non pas du côté positif du monde mais d’une plaisanterie du Joaillier car l’image d’un papillon symbolisant paradoxalement une vie qui tente et qui attire, transforme l’art surnaturel du Joaillier Divin en un néant matérialisé et inconcevable. En aucun cas Brisson n’ampute pas l’image du papillon de connotations remontant à l’Antiquité, liées à la vie éternelle et à l’existence post mortem de l’âme.

Leyla Jafarova

Historienne de l’art

SAVE THE DATE !

Exposition de Pierre Marie Brisson

« Tout le Ciel est nécessaire »

du 16 décembre 2021 au 31 janvier 2022

VERNISSAGE jeudi le 16 décembre de 18h à 21h

« Complétude », exposition de peintures et d’oeuvres sur papier de Pierre-Marie Brisson à la Galerie de Buci

Exposition est prolongée jusqu’à la fin janvier 2021 !

« Clout. La Belle Heure », 2020, 146×115, technique mixte sur toile

Pierre-Marie Brisson nous fait une nouvelle fois l’honneur de présenter ses oeuvres sur les cimaises de notre galerie. Dans « Complétude », Pierre-Marie Brisson nous présente un ensemble significatif avec de nouvelles peintures où la présence des oiseaux et des papillons se fait plus significative.

Pour en savoir plus, laissons parler les mots de Leyla Jafarova dans L’Officiel des galeries et musées du 29 septembre 2020 :

Dieu acheva au septième jour « l’œuvre qu’il avait faite » : et il se reposa au septième jour de toute son œuvre, qu’il avait faite (Genèse 2.2). 

/// Leyla Jafarova, historienne de l’art

« Clout 48 », 2020, 50x50cm, technique mixte sur toile

Dieu n’a pas besoin de repos ; il s’agit là d’une métaphore, décrivant le mystère d’un repos véritable qui attend les êtres humains dans la vie éternelle. Or, même en amont de cette dimension bienheureuse, notre vie d’ici-bas le préfigure sous les traits du repos béni du septième jour. 

Les événements de l’année qui se termine ont impacté et bouleversé l’ensemble de l’humanité. Cette expérience inédite a été différente pour chacun d’entre nous : les uns ont complètement revu leur vision des choses, les autres en sont arrivés à un total renversement des valeurs, d’autres encore ont perdu ceci ou, au contraire, retrouvé cela, mais, aussi paradoxal que cela puisse paraître, cette « inaction » même, de façon générale, a donné lieu à un aboutissement majeur, à savoir un remodelage, une transformation du monde, de la planète. 

Cette métaphore, comme aucune autre, caractérise l’idée même de l’exposition d’un fauviste contemporain, Pierre-Marie Brisson. L’ensemble des œuvres exposées n’est autre que le fruit d’un travail, intense, de création d’un peintre coupé du monde et inaccessible au cours de cette période. C’est son rêve matérialisé d’un monde libre et harmonieux. Et c’est pourquoi, aujourd’hui, à l’instar du Créateur jouissant d’un Septième jour bien mérité, confortablement installé dans son fauteuil en rotin tressé et admirant sa création, il a le droit de dire : « Tout ceci ne fut pas en vain ! »

« Création 1 », 2019, 80x80cm, technique mixte sur toile

Depuis quarante ans il peint la nature et la vie dans leurs manifestations les plus belles. Dans ses tableaux l’artiste chante les louanges de la vie ; la mer Méditerranée, entourée de terres, la mer des dieux et des héros, est pour lui un archétype et une dédicace à Ulysse, éternel nomade à la recherche de la vérité et des réponses aux éternelles questions sur les mystères de l’univers. Ses toiles, marouflées de couches de papier peint, froissé et compacté, sont autant d’espaces où triomphent les couleurs du Sud, qui sont celles de la vie, du bleu cobalt et aigue-marine au rouge sang. Sans changements majeurs, ces couleurs sont présentées telles qu’existant dans la nature en engendrent la flore, la faune et les personnages des tableaux de Brisson. 

« L’attente », 2020, 100x100cm, technique mixte sur toile

Des goélettes annonciatrices du bonheur, d’innombrables papillons que deviennent, d’après les mythes grecs, les âmes de simples mortels, des poissons rouges, symbole biblique de l’abondance et d’éternelles silhouettes d’Arcadiennes peuplant cette contrée poétique où la vie est faite de bonheur, d’insouciance et d’harmonie, inaccessible, entre l’homme et la nature. 

Le support principal des créations de Brisson est le papier symbolisant le papyrus, connu depuis 5 000 ans et fidèle témoin de l’histoire antique. 

« Clout. L’attente des papillons », 2020, 146x114cm, technique mixte sur toile

Souvent, le rouge vermeil sert à la fois de fond et de sujet à un tableau, un rouge tendu comme déchiré par le simoun, le sirocco et le mistral, les trois vents qui, depuis la nuit des temps, s’opposent et s’affrontent dans les terres et sur les eaux de la Méditerranée, représentant ainsi l’essence et l’esprit même de ce berceau de la culture mondiale. 

WUNDERKAMERA DE MARCO SANGES

– Actuellement – 

Du 13 février au 5 mars 2020

Cette exposition photographique met à l’honneur la série Wunderkamera de l’artiste Marco SANGES, un photographe italien basé à Londres. Sa signature ? Des photographies mystérieuses en noir et blanc inspirées par le monde du cinéma muet et le surréalisme. La série Wunderkamera nous plonge ainsi dans l’univers artistique de Marco Sanges, des images oniriques accentuées par des effets de surimpression dont les interprétations multiples invitent à la rêverie.

WUNDERKAMERA Water n 3 BY SANGES@    WUNDERKAMERA n 10 BY SANGES@

         À travers la vision de Sanges, ce ne sont pas les courtisans, les chambellans et les écuyers du roi dont les fantômes s’étalent sur les murs mais d’autres apparitions tout aussi mystérieuses. Ici, une femme tenant une ombrelle chevauche un poisson dans l’obscurité, là une autre égérie peu vêtue, mais gantée, semble dialoguer avec un énorme insecte ; plus loin, d’étranges coquillages errent entre l’ombre et la lumière et voguent autour d’une forme indéfinissable, tandis qu’ailleurs un visage nous sourit à travers l’aile d’un papillon, ou d’une libellule, parmi des coraux au pied desquels d’énormes œufs trônent comme gardant le seuil d’un nid inaccessible. 

            L’artiste a baptisé cette série wunderkamera, ce qui veut dire camera miraculeuse, ou plutôt appareil photo miraculeux, car c’est bien de la « chambre noire » qu’il s’agit. Mais de l’obscurité du procédé photographique, Sanges fait naître un univers lumineux. Non pas la lumière de la nature, toute solaire, mais la clarté de l’esprit qui imagine et révèle les stratifications du rêve et de l’inconscient. Formé par un oncle photographe, « impressionné » dès l’adolescence par le cinéma des commencements et par le mouvement surréaliste, il a gardé de cet itinéraire visuel et cérébral l’attirance pour l’invisible et le goût des images oniriques. Surimpressions, constructions et collages, associations de mondes aperçus et de souvenirs à moitié effacés forment ainsi le matériel de la création de Sanges, ou plutôt son immatériel. Mais à l’inverse d’une grande partie des adeptes du surréalisme, il n’affiche ni idéologie, ni hostilité provocatrice. La poésie du hasard et l’amour des signes, qui suggèrent autant qu’ils égarent, règne dans ce monde de l’au-delà dont l’atmosphère rappelle certaines photographies spirites de la fin du XIXe siècle Mais les grandes figures du cinéma traversent aussi ce voyage intérieur : le Nosferatu et le Faust de Murnau, Le Vampire de Dreyer ou La Chute de la Maison Usher de Jean Epstein semblent planer sur ces photographies, comme un regard nostalgique autant qu’empli de fantaisie.

Jean-David Jumeau-Lafond, Historien d’art – expert du symbolisme

WUNDERKAMERA n 3 BY SANGES@  WUNDERKAMERA n 2 BY SANGES@   WUNDERKAMERA n 11 BY SANGES@  WUNDERKAMERA n 20 BY SANGES@ 

Julia LEVITINA

 

Julia Levitbioina est née et a grandi à Odessa, en Ukraine. Elle vit et travaille actuellement à Philadelphie, partageant son temps entre les États-Unis et la France. Levitina crée un travail figuratif puissant et élégant en bronze qui vise à capturer extraordinaire dans l’ordinaire. Ses sculptures s’efforcent de susciter le sentiment de crainte à la recherche de la sagesse par l’émerveillement.

Julia Levitina fait sa propre argile, moule, cire, et fait tout ses bronzes, y compris fondre et verser du métal, dans son studio de Philadelphie.

Julia Levitina a tenu des expositions personnelles de ses sculptures et dessins dans la région de Philadelphie et a participé à de nombreux spectacles de groupe dans la région des trois États. À l’échelle nationale, le travail de Levitina a été exposé au Musée Noyes, à l’Académie des Beaux-Arts de Pennsylvanie et au Club d’art Catherine Lorillard Wolfe, entre autres. Au niveau international, elle a exposé à l’hôtel de ville d’Odessa, en Ukraine, à St Jean des Arts en Normandie, en France, et a reçu une exposition à la Fondation Taylor à Paris, en France. Les bronzes de Levitina peuvent être trouvés dans diverses collections d’art publiques et privées aux États-Unis et en Europe, y compris Thomas More Law Center à Ann Arbor, MI, Jewish Museum à Budapest, Hongrie, Van Mieghem Museum à Anvers, Belgique, et la Flanders House à La ville de New York. Son travail est actuellement exposé à la Hugo Galerie de New York, à la Somerville-Manning Gallery de Wilmington (DE) et à la Stanek Gallery de Philadelphie. Levitina a une prochaine exposition personnelle de ses sculptures et dessins à la galerie IG à Paris en octobre 2017.

En 2015, Julia Levitina a reçu le prestigieux prix Alex J. Ettl Grant de la National Sculpture Society et a installé ¾ une sculpture grandeur nature commandée de St Jeanne d’Arc en armure complète au Thomas More Law Center à Ann Arbor, MI. En 2016, elle a réalisé et installé ¾ nue grandeur nature dans un jardin privé à Haverford, PA.

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Levitina travaille actuellement sur une commission figurative grandeur nature de l’Université de Georgetown qui sera installée dans un emplacement central sur le campus principal de l’université à l’automne 2017.

Isaac KAHN

Isaac-Kahn photo Né en 1950 en Kaunas, Isaac Kahn est un artiste lituanien.

Après avoir émigré en Israël à l’âge de 14 ans, Isaac Kahn étudie à l’Institut des Arts à Jérusalem, où il spécialise dans la peinture et la sculpture. Il prend également des cours de peinture à l’Ecole d’Art de Bezalel.

Dans les années 70, Isaac Kahn s’installe à Montevideo, en Uruguay, pour intégrer l’Université des Arts Plastiques, où il spécialise en sculpture. A 25 ans il obtient sa première exposition personnelle dans la capitale. L’une de ses toiles est achetée par la femme du président uruguayen.

Les sculptures d’Isaac Kahn contiennent de nombreux symboles et des éléments conceptuels. Son art est à la fois intégré dans une logique minimaliste et une dynamique des formes.

De 1984 à 1990, Isaac Kahn travaille en Italie, où il ouvre une galerie d’art. Ses oeuvres sont aujourd’hui exposées dans le monde entier.

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Nathan CHANTOB

Jeune artiste émergent, Nathan Chantob a suivi une formation de peintre illustrateur en

Portrait Nathan CHANTOB

Belgique mais c’est avant tout l’école de la rue qui lui donne une identité. Influencé par des noms tels qu’Egon Schiele, Freud, Munch ce jeune artiste se laisse aussi séduire par d’illustres inconnus qu’il rencontre sur les lieux des graffs.

Influencé par des noms tels qu’ Egon Schiele, Lucian Freud, Munch, ce jeune artiste se laisse aussi séduire par d’illustres inconnus.

Nathan Chantob travaille sans relâche, propose des œuvres de plus en plus percutantes, une technique encore mieux maîtrisée et nous renvoie à des émotions surprenantes.

 

A 27 ans, il nous interpelle, nous captive par des portraits inoubliables, des regards qui nous lient aux œuvres. Si dans le « milieu de l’art » on considère qu’une œuvre doit être intellectuellement justifiable, il préserve sa créativité et son instinct en se gardant de tout discours et de toute théorisation.

Alliant différentes techniques et usant de tous les matériaux, Nathan Chantob se joue des règles et autres conventions pour peindre des œuvres  qui s’adressent directement au cœur et nous renvoient à nous-même !

 « Ce qui m’intéresse, c’est l’humain. Et dans l’humain, ce qui apparaît au delà du langage. Tout mon travail s’articule autour de ce thème et plus particulièrement à travers le portrait. Je suis porté vers  les choses assez frontales et cela tant dans  ma  création  que   dans la vie. C’est lié à mon état d’esprit et j’aime à penser que de ma tête à mon pinceau, il y a une certaine immédiateté. Je dis « certaine » car en effet avant d’attaquer une toile, je travaille beaucoup et notamment par le dessin. Le dessin fait partie intégrante de ma vie et je dessine  sur tout support et avec tout ce qui me tombe sous la main ».

« Je dirai donc que ma peinture est un mélange d’instinct et  de travail. Une somme de travail assez considérable car il y toujours en moi une obligation de bien faire, ceci dans le sens de l’authenticité et par respect envers les grands maîtres ».

« Je peins avec tout ce qui m’arrive, mon passé, mon présent, et m’inspire aussi bien de gens que je vois quotidiennement que des gens rencontrés à la va-vite, dans le métro, la rue , les bars… Tous semblables et uniques à la fois. La figure humaine quasi omniprésente dans mon travail rend compte d’une humanité malmenée et inquiète, souvent sombre. Pour finir j’ajouterai que l’obscurité la plus dense n’est jamais loin de la lumière la plus vive ».

Nathan Chantob travaille sans relâche, propose des œuvres de plus en plus percutantes, une technique maitrisée et nous renvoie à des émotions surprenantes. Il nous interpelle, nous captive par des portraits inoubliables, des regards qui nous lient aux œuvres.

Nathan Chantob a notamment remporté plusieurs prix comme le Prix Spécial 2011 de la société nationale des Beaux Arts au Carrousel du Louvre.

Depuis déjà 5 ans, ce jeune peintre (né en 1991) a confronté son travail de portraitiste au regard critique.

Après une formation en arts plastiques à l’ESA de l’Institut Saint-Luc Tournai, il a été récompensé de plusieurs prix institutionnels, dont le prix spécial 2011 du Salon de la S

ociété Nationale de Beaux-Arts.

Récemment, il a présenté son travail aux salons d’art contemporain de Lille et Beyrouth et a attiré l’attention lors du MAC Paris en novembre dernier.

L'EMPIRE 146 x 130 cm

Nathan Chantob reconnaît volontiers que c’est, avant tout, une perception de l’art de rue qui a forgé son écriture.

Sa peintAnnah 60 x 40 cmure refuse toute théorisation. Elle aborde un travail libre de la matière et une utilisation expressive de la palette.